S02E04 - Le Collège des Mages
L'épisode "Le Collège des Mages" est le 4e épisode de la saison 2 du Mythe de la Taverne Ainsi que le 29e épisode enregistré par le groupe.
Résumé
Sur les marches du collège des mages, un professeur détaille le programme de son cours d'histoire de la magie et cite, parmi les figures des Gardiens de l'Art, une certaine Neptune Daira. Neptune apprend ainsi qu'elle porte le nom d'une chasseuse de mages morte ou vieille de soixante ans, et que la Grande Purge remonte à trente ans.
Le professeur renvoie le groupe chercher un uniforme, et le hall du collège leur apprend le reste : on ne s'inscrit qu'avec le nom d'un parent mage et une autorisation scellée de ses armoiries. Il leur reste une semaine.
Chelinka et Someul achètent des pigeons et écrivent, l'une à Herevard pour qu'il se déclare son père, l'autre au seigneur Ademar pour un sceau et de l'argent.
Un coup de sifflet dans la rue fait apparaître un enfant : la guilde des Persifleurs compte cent trois membres à Véloria, dans tous les quartiers. Il leur apprend aussi que la guilde des Vide-Poches tient l'Épée bavarde et se fait déborder par une guilde montante, la Cour des Manteaux.
En attendant la sortie des cours pour dérober un uniforme à un étudiant, le groupe rattrape les feuillets envolés du pâtissier Jérémy Michaud, qui les remercie d'une recette et leur parle de la bibliothèque du collège et du Plénimythe.
Description de l'épisode
Comment Someul tenta d'obtenir une augmentation auprès de son patron, comment Chelinka essaye de se faire adopter et comment Neptune s'aperçut qu'elle était une célébrité.
Contenu de l'épisode
Le cours d'histoire de la magie
Sur la plateforme des grandes marches, le professeur en robe bleue et or annonce à ses élèves le programme de son cours d'histoire de la magie : les grands archimages et les membres du bureau abscons à travers les âges, la nature du Plénimythe, les accrocs au tissu de la réalité qu'on appelle spasium tempus, et la magie des esprits. Il compte aussi enseigner Callum et son œuvre, malgré l'opposition de certains de ses collègues.
Pour la période de la Grande Purge, il annoncera les figures marquantes des Gardiens de l'Art, la troupe qui traquait les mages avant l'Ordre des Innocents : d'Alastair Greaves jusqu'à Neptune Daira. Il terminera par la position actuelle du collège dans la politique internationale, face au royaume, au Palatinat de Sabrenas, à l'Empire d'Ambrelin et à la principauté de Makar.
Neptune entend son propre nom dans une liste de chasseurs de mages, c'est-à-dire de ceux contre qui elle se bat aujourd'hui.
Renvoyés chercher un uniforme
Une question posée à voix basse depuis le bas des marches interrompt le cours. Le professeur découvre trois inconnus sans la tenue des distingués et exige qu'ils reviennent en uniforme : le collège est une institution, et on s'y montre.
Chelinka donne son nom, puis répond qu'elle ignore lequel de ses parents est mage, étant orpheline. Le professeur annonce qu'il ira personnellement en parler au chapitre, tant la chose lui paraît impossible. Elle se rattrape en désignant Herevard comme son père : il le connaît très bien et n'en croit pas un mot.
Neptune tente alors de se présenter sous son nom entier. Le silence dure une seconde, puis les élèves éclatent de rire : la Grande Purge date de trente ans, Neptune Daira aurait dans les soixante ans si elle vivait encore, et celle qui parle en revendique vingt. Le professeur emmène son cours au jardin, les élèves se retournent en la montrant du doigt.
Ce que Neptune sait d'elle-même
Le groupe fait le point sur ce qui vient de tomber. Neptune est morte et revenue, sans aucun souvenir d'avant : plusieurs jours de brouillard dont elle ne saurait dire la date ni les circonstances, avec pour seule certitude son prénom et son nom, et la sensation d'être partie puis revenue. C'est de là que sont parties ses recherches sur la magie des esprits, et de là que date son lien avec le Chat borgne, à qui elle attribue son retour.
Le hall du collège
En haut des marches, le collège des mages se dresse au bord de la falaise, entre le bleu du ciel et l'azur de la mer, si haut et si large qu'on le croirait bâti pour des hommes dix fois plus grands. Entre ses tours grises et blanches trône un bâtiment circulaire en demi-sphère, cerclé d'anneaux de métal doré qui sortent du sol.
Le hall est une immense salle ronde et vide, en marbre, avec un unique bureau noir au fond, si haut qu'il faut lever la tête pour voir l'homme à lunettes qui écrit derrière. Il énonce les conditions : le nom des parents, et une autorisation scellée à la cire du sceau qu'un mage porte à sa bague. Le reste du collège, salles, laboratoires, est fermé à qui n'est ni mage ni étudiant. Les cours ont commencé, mais on peut encore s'inscrire une semaine, pour un cursus qui durera des années et une affectation possible loin de chez soi.
Trois pigeons et deux lettres
Pour écrire à qui pourrait les faire entrer, il faut un oiseau. Chez Badrick, fauconnier renommé, le choix se fait sur les qualités de chacun : le corbeau rapporte parfois un objet en plus de la lettre, la chouette envoyée de nuit revient en vingt-quatre heures au lieu de quarante-huit, le faucon se bat, le pigeon fait le travail et rien d'autre. Le groupe prend trois pigeons à trois deniers, plus un denier de papier et de crayon.
Chelinka écrit à Herevard pour lui expliquer qu'elle vient de le présenter comme son père et qu'elle a besoin d'entrer au collège pour suivre la piste de Callum. Someul se sert de son sauf-conduit pour écrire au seigneur Ademar, de Bardache : compte rendu de sa sortie de la prison d'Agener, demande d'un sceau de mage pour deux inscriptions, et demande de renflouement. Neptune garde son pigeon.
Elle passe la scène à essayer sa bague : le clapet s'ouvre sur une cavité vide, où elle bourre un peu de plante, referme, fait pivoter le joyau. Rien ne se produit.
Cent trois persifleurs
Un coup de sifflet dans la rue, et un enfant en guenilles se présente au rapport : la guilde des Persifleurs existe bel et bien à Véloria. Diego apprend que les trois inconnus en sont les fondateurs, salue avec des révérences, et livre ce qu'il sait. La guilde s'est répandue depuis qu'un homme venu d'Agener en a parlé, elle compte cent trois membres, des enfants dans tous les quartiers, et un sifflement suffit à en faire venir un.
La guilde des Vide-Poches tient son quartier général à l'Épée bavarde, une taverne dont on s'approche peu. Elle traverse une mauvaise passe : une guilde montante, la Cour des Manteaux, s'étend dans tous les quartiers, et quelque chose s'est produit sur les quais que personne ne sait raconter. Diego explique enfin comment descendre au port : au bord de la ville, des escaliers taillés dans la falaise traversent les quartiers pauvres creusés dedans, jusqu'aux docks, au marché aux poissons et à ce qui s'y échange sans passer par les contrôles.
Le plan de la soirée étudiante
Le soir tombe. Faute d'uniforme, le groupe décide d'en obtenir un d'un étudiant : se poster devant le collège à la sortie des cours et inviter les distingués à une soirée réservée, tenue en uniforme. Ils remontent la grande place, le port résonnant quelques dizaines de mètres plus bas, et attendent.
Les feuillets envolés
Un homme passe avec une liasse de feuilles qu'une bourrasque disperse aux quatre coins de la place. Dix feuillets, l'œuvre de toute une vie, dont neuf seront rattrapés : une feuille sauvée d'une flaque d'un coup de jupe, une reprise dans la gueule d'un chien errant contre un pilon de poulet, une décrochée d'un arbre poussé dans le vide au bout d'une corde, une attrapée sur la tête d'une passante par un pigeon, une rachetée un denier dans l'écuelle d'un mendiant, une cueillie sur un toit en montant sur les épaules de Someul et sur une butte de terre, une autre décrochée d'une fenêtre un étage plus bas en remontant sur ces mêmes épaules, une récupérée dans le panier d'un serviteur, une dernière rattrapée au vol sur un fil à linge du quartier de la lavandière. Le dixième feuillet part dans les ruelles sur le toit d'une chaise à porteurs et ne revient pas.
Les feuillets sont des recettes de gâteau au chocolat. Jérémy Michaud, grand pâtissier de la capitale, a obtenu du roi Théodorique Ier l'autorisation de consulter la bibliothèque du collège et y a passé des années à réunir les dix meilleures. Il offre au groupe une recette qui tient au corps en voyage, farine et œufs dans les bonnes proportions, et les invite au quartier des fournils.
Il en dit aussi plus sur la bibliothèque : une demande officielle à la cour du roi peut l'ouvrir, mais seulement par parties, et le Plénimythe trône en son centre sous des protections telles que même les mages s'en approchent peu. Le livre contient tout le savoir de la magie depuis ses débuts, celui des dieux et celui des autres formes de magie. Le soir tombe sur Véloria pendant qu'il s'éloigne, et les premiers distingués sortent du collège.
Facts
- Le pâtissier s'appelle Jérémy Michalak au moment de la partie. Le maître du jeu corrige son nom en Jérémy Michaud dans le récapitulatif de l'épisode suivant.
- Les trois pigeons s'appellent Ryuta, Roger et Balthazar. Le deuxième est nommé d'après le chef de la guilde des Vide-Poches d'Agener.
- Le jet qui décide du nombre de persifleurs à Véloria sort 100, d'ordinaire un échec critique. Ici il compte des membres, et la guilde en gagne cent trois au lieu de la vingtaine attendue.
- La table révèle qu'elle enregistre deux épisodes à la suite dans la même soirée. Celui-ci est le dernier enregistré dans la cuisine du maître du jeu, les suivants le seront dans une pièce dédiée de son nouvel appartement.
Références
https://open.spotify.com/episode/5OQawPxlkzcG0yqe1fbyrk?si=RtWGlx23QeS8zpU2AAPYtA