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Organisations

L'Ordre des Innocents

Histoire du Collège à travers les âges par le mage Pamélien Briseglace.

L'Ordre des Innocents est une milice sous les ordres du Collège des Mages. Ses membres sont chargés d'enquêter sur les pratiques magiques jugées illégales ou dangereuses. Cette milice a été formée après la dissolution des Gardiens de l'Art à la suite des évènements tragiques, et remplit, à quelques détails près, les mêmes fonctions.

Ses membres portent une longue toge rouge sombre et sont armés d'arbalètes spécialement conçues pour incapaciter les mages récalcitrants. Ils sont parfois envoyés à travers le royaume de Veloria pour représenter l'autorité du Collège dans les contrées éloignées.

En ces temps de paix, l'Ordre est rarement sollicité. Ses membres servent essentiellement d'élément dissuasif pour rappeler à l'ordre les mages un peu trop excentriques et veiller au respect des règles. Lelias Morton dirige actuellement les Innocents : ceux qui le côtoient le décrivent comme un homme intelligent et acharné dans son travail, entièrement dévoué au Collège des Mages.

Aux portes de Véloria

Après l'évasion de Callum, l'Ordre tient les portes de la cité de Véloria et contrôle chaque entrant : fouille des possessions, questions sur la contrebande et la magie, et main tenue au-dessus d'une assiette de bronze où brûle un feu magique qui brûle les menteurs. Dans la ville, il fouille les chambres des clients dans les auberges. Il était déjà présent à la capitale auparavant, mais discrètement. Sa réputation y est mauvaise sans être celle d'une milice hors la loi : on le dit toujours au bord de la ligne, jamais au-delà.

Ce qu'en dit Herevard

L'archimage Herevard complète le tableau pour nos héros, à la prison d'Agener. L'Ordre est né au moment où la magie des esprits a été bannie, et c'est cette magie-là qu'il traque en premier lieu. Il n'est rattaché à aucun pouvoir temporel, mais tire sa légitimité de son mandat sur la magie.

Rien dans ses statuts ne vise les femmes. Dans les faits, ce sont surtout des femmes que ses disciples capturent et pendent. Herevard reconnaît que certains de ses membres font très bien leur travail et que d'autres font n'importe quoi, avec des méthodes parfois extrêmes.

N'importe quel responsable disposant d'un peu d'autorité peut les faire venir : Jeffrey Doyle les fait entrer dans la prison en une nuit, sur la seule conviction que sa femme de chambre Maggie est une sorcière. Les disciples s'inclinent en revanche devant un archimage, dont le rang leur est supérieur.

Après le sac du collège

La nuit même du sac de la bibliothèque de l’invisible, Lelias Morton interroge des distingués un par un dans une tour du collège des mages, sur les Distingués du Destin et sur Timothy Charlton, en confrontant leurs versions les unes aux autres.

Au matin, l’Ordre tient Véloria : des hommes en grandes capes rouges à chaque pont et à chaque porte de la ville, des patrouilles qui contrôlent l’identité des passants, et des portraits de Neptune, Chelinka et Someul entre les mains, ressemblants malgré un dessin grossier.

Le piège de la porte de l’est

Le barrage tenu au matin ne résiste pas à la grande persiflade : les hommes postés aux ponts trient des centaines de faux en files séparées pendant que les vrais leur échappent. À une petite porte de l’est, sans passage, l’Ordre monte en revanche une embuscade : cinq tuniques rouges bourrées de paille tiennent la porte, et une douzaine de disciples attendent cachés de chaque côté, arbalètes prêtes. Billy Quattermack est amené avec eux pour reconnaître les fuyards.

Le Galet Rouge

S03E23

Pour venir chercher les ambassadeurs à Sabrenas, l’Ordre voyage sans ses couleurs. Le bateau, le Galet Rouge, est un deux-mâts de location d’une dizaine de places, mouillé à l’écart des quais d’arrivée du port, avec un capitaine et des matelots recrutés qui ne portent pas la cape rouge, et rien sur la coque qui le relie à Véloria. Les disciples y dorment, y règlent leurs arbalètes et gardent la passerelle sans grande conviction.

À terre, ils suivent les ambassadeurs à la trace et achètent des informations : deux ou trois pages du palais palatin les renseignent sur ce qui s’y passe. Les gardes sabrins, prévenus par Someul qu’un navire clandestin de Véloriens armés vient d’agresser sa camarade, montent sur le ponton et exigent des explications.