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Bergara

Le bergara est un métal noir et brillant qui annule les propriétés magiques de ce qu’il entrave, et qui est par ailleurs si résistant qu’on ne le brise pas. La fulgurite agit en sens inverse et passe pour un anti-bergara.

Il sert à contenir les mages emprisonnés : à la citadelle d’Agener, Callum le mage sort de sa cellule les mains prises dans des gants de bergara qui lui recouvrent le dos des mains, la magie se manipulant avec les mains.

C’est aussi ce qui neutralise les artefacts de la magie des esprits : un artefact ne se détruit pas sans conséquences qu’aucun mage n’assumerait, alors on le scelle dans un bloc de bergara. Seule la flamme verte, un des sortilèges de flammes aujourd’hui perdu, en viendrait à bout.

Almaric Beckett en fait le sujet de son premier cours de mage conseiller. Le bergara se forme seul, sur des milliers d’années, auprès des artefacts restés en liberté dans la nature : il existe donc encore des mines, très difficiles à exploiter, mais aucune près de Véloria, le Plénimythe y ayant été apporté trop récemment. Personne ne sait plus le forger, et les objets qui en sont faits datent de la Grande Purge ou d’avant. Une dague de bergara a servi à assassiner le mage Arthur Viféclair, au temps des luttes de pouvoir. Toucher un simple éclat brut suffit à couper la connexion d’un mage aux énergies de la magie élémentaire.

Sa portée se mesure : un objet de la taille d’une bouteille annule la magie dans un rayon d’environ un mètre, et le toucher coupe entièrement un mage de ses énergies. Une masse importante au même endroit, une mine ou des chaînes, éteint une pièce entière. C’est ce qui permet à nos héroïnes de distinguer le vrai du faux parmi les six cylindres qui circulent à Véloria : on prend l’objet en main et on essaie un sort.

Les contenants d’artefacts en bergara étaient l’œuvre de mages spécialisés, comme Piotr Petrova de la grande principauté de Makar. Celui que le groupe finit par récupérer se referme sur quatre anneaux qui pivotent, et s’ouvre sans flamme ni force pour qui connaît la suite des rotations.

Le seul procédé connu pour le fondre est le sortilège de la flamme verte, et son dernier porteur, Algar Heaumétoile, se cachait depuis quinze ans en laissant croire que son frère l’avait emporté dans la tombe.

Depuis un an, la Cour des Manteaux le paie en alcool pour forger des cadenas de bergara.

Tristram, la dague du roi, en rapporte un usage plus ancien. Avant que les mages ne s’organisent autour du collège des mages, du temps où ils se faisaient des guerres d’influence, on les assassinait avec des éclats de bergara taillés en dague : la lame passe outre leurs sortilèges, et tant qu’elle reste plantée dans le corps, le mage ne peut plus rien lancer.

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Tristram établit ce que le bergara fait à la fulgurite : les deux matières sont si proches et si opposées qu'elles se désagrègent l'une l'autre et ne peuvent pas coexister dans le même espace. Un éclat gros comme rien, approché du masque d'un occulte, suffit donc à le menacer. Il tient l'information de relations qu'il a fait jouer en apprenant qu'il y avait un occulte à Sabrenas.

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Sous les ruines de la vision, au Jarrier, un puits, un couloir et une salle en dôme sont bâtis en bergara et couverts de runes : les pouvoirs de Chelinka y faiblissent à mesure qu’elle descend, jusqu’à s’éteindre. Au centre de la salle, une boîte de bergara posée sur un piédestal est vide quand Neptune et Mercure l’ouvrent.

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Enfermée dans la salle en dôme, Chelinka n’a aucune magie, alors que la magie des dieux fonctionne. Devenue championne de l’Araignée, elle fait fissurer la couche de bergara du plafond, qui explose en éclats tourbillonnant autour d’elle.