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Algar Heaumétoile

Description

Vieil homme aux cheveux longs et gras collés au visage, la barbe hirsute et drue, les sourcils broussailleux, de grandes cernes sous des paupières tombantes, et de grosses mains calleuses. Il empeste l’alcool à plein nez, parle comme quelqu’un d’ivre au point qu’on ne comprend pas ce qu’il dit, et hurle assez fort pour faire se retourner toute la rue.

Il occupe l’atelier familial du quartier des forgerons de Véloria, froid, délabré et poussiéreux : aucun feu n’a brûlé dans ses fours depuis des décennies, les manches des marteaux sont pourris, une couche de poussière couvre les établis, et des cadavres de bouteilles jonchent le sol dedans comme dehors.

Histoire

Il est le frère survivant d’Elgar Heaumétoile. Les gardiens de l’art sont venus égorger son frère sous ses yeux, il y a quinze ans, alors qu’il était caché : ils croyaient qu’Elgar détenait le sortilège de la flamme verte. Ils se sont trompés de frère, et il s’en veut depuis d’être resté caché. Il a sombré dans l’alcool et la dépression, ne veut voir personne, ouvre sa fenêtre pour crier sur les passants, et refuse de quitter le quartier malgré les tentatives pour le faire expulser ou faire raser sa boutique. Il préfère que le collège des mages oublie son existence plutôt que de risquer le sort de son frère.

Il reconnaît Neptune quand elle toque chez lui, se jette sur elle avec un tesson de bouteille, et se retrouve maîtrisé en deux tours : Chelinka lui fait sortir des mains de pierre du pavé, Someul l’enserre d’une clé de bras, Chelinka lui envoie le tesson d’un coup de pied, et Neptune lui jette le calme, ce qui le dessoûle aussitôt.

C’est lui qui détient la flamme verte, et non son frère. Impressionné par la flamme blanche que Chelinka a apprise d’Herevard, et convaincu par l’argument que son art mourra avec lui, il la lui enseigne face à un amas de bouteilles, qui fond en quelques secondes en une flaque de verre. Il explique aussi qu’il existe quatre sortilèges de flammes tenus par quatre maîtres, et que réunir les quatre permettrait de matérialiser la flamme noire, ce qui n’est jamais arrivé.

C’est aussi lui qui avait forgé les gants de bergara qui empêchaient Callum de refermer les mains à la prison d’Agener.

Depuis un an, des hommes lui apportent l’alcool qu’il ne peut plus se payer, contre des travaux de forge dont il ne garde presque aucun souvenir : des cadenas de bergara. Il ignore ce qu’est la Cour des Manteaux et pour qui il travaillait. Quand il comprend qu’il a peut-être armé ceux qui voulaient s’emparer d’un artefact, il jure de ne plus toucher à l’alcool, et accepte de siffler pour prévenir nos héroïnes au prochain passage de ses fournisseurs.