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episodes/saison-1

S01E17 - Surprises au petit déjeuner

L'épisode "Surprises au petit déjeuner" est le 17e épisode de la saison 1 du Mythe de la Taverne. Ainsi que le 21e épisode enregistré par le groupe.

Résumé

Quelques semaines après l'évasion de Callum le mage, nos héros se réveillent préfets de l'Ordre, dans une maison à eux du quartier basse sécurité de la prison d'Agener. La matinée leur amène deux visiteurs et deux cadeaux.

Ulgar le fossoyeur passe avant d'aller travailler et offre à Someul des gantelets de force forgés par son frère. Le groupe lui souffle le nom d'Izen pour l'apprentie qu'il cherche.

Jeffrey Doyle arrive ensuite avec un panier de petit déjeuner et une nouvelle : le directeur Plutarch a été relevé de ses fonctions par le roi Théodorique 1er, qui l'envoie s'assurer de la loyauté des seigneurs du royaume, à commencer par le seigneur Ademar du fief de Bardache. Des élections désigneront donc le prochain directeur de la prison. Jeffrey leur laisse en remerciement l'épée de l'Œuf d'Or, la relique de sa famille. Le seigneur Ademar étant le sien, Someul raconte enfin comment il a été arrêté en infiltrant une troupe de mercenaires pour son compte.

Chez Herevard, l'archimage reconstitue l'évasion de Callum et confirme que la magie des esprits est revenue au monde. Le Collège a relancé la traque des magiciens, une décision à laquelle il s'oppose seul. Il enseigne à Chelinka le sortilège de la flamme blanche, qu'il a inventé.

En redescendant vers leur maison, nos héros tombent sur un cuistancier qui roue de coups un enfant devant le baraquement de sa guilde.

Description de l'épisode

Comment Neptune devint porteuse de l'Oeuf d'Or, comment Someul eu des nouvelles de son employeur, et comment Chelinka entama sa quête pour devenir la plus puissante des magiciennes du feu.

Contenu de l'épisode

Une nouvelle vie de préfets

Quelques semaines ont passé depuis l'explosion de la citadelle. Nos héros ne dorment plus en cellule : leur statut de préfets de l'Ordre leur vaut une maisonnette de bois à trois chambres, dans le quartier basse sécurité de la prison d'Agener, juste à côté du baraquement des cuistanciers. Chacun a pu arranger la sienne. Chelinka, habituée au château, a pris la plus grande, y a mis des bouquets et ses plantes, et compte s'occuper de la décoration du reste. Neptune a gardé une chambre nue, avec de quoi poser sa pertuisane près de la porte, prête à servir.

Someul se lève le premier et prépare un breuvage rapporté du Palatinat de Sabrenas, amer, chaud et réconfortant. L'odeur réveille Neptune, puis les deux font assez de bruit pour tirer Chelinka du lit. Ils déjeunent d'œufs au plat, tous les trois vêtus de l'armure de cuir noir qui signale désormais leur rang.

Les gantelets d'Ulgar

On toque. Neptune ouvre à Ulgar le fossoyeur, un paquet de tissu sous le bras, pressé de retourner au travail. Il vient remercier le groupe d'avoir retrouvé ses cadavres, une mission menée vite et bien, et tant pis pour son cabanon saccagé. Son frère Olgar, forgeron, lui envoie régulièrement des pièces qu'il accroche chez lui faute de savoir quoi en faire. Celle-ci ne convenait à personne à l'armurerie de la prison : des gantelets de force en acier à sangles de cuir, taillés pour une carrure comme la sienne, donc pour Someul.

Interrogé sur les suites de l'explosion, Ulgar compte une dizaine de soldats morts et beaucoup de blessés qui peinent à se remettre, mais aucune nouvelle disparition. Le cimetière de la vieille ville, lui, n'est surveillé par personne : quand on a exploité la cité pour en faire une prison, on a ouvert l'autre moitié du cimetière et laissé l'ancienne à l'abandon, faute de familles pour s'en soucier. L'idée d'y poster quelqu'un lui plaît, et il songe à réclamer une apprentie du quartier basse sécurité. Nos héros lui recommandent Izen, qui n'a peut-être que de la bonne volonté mais qui en a beaucoup.

Le petit déjeuner de Jeffrey Doyle

À peine la porte refermée, on toque de nouveau. Chelinka ouvre à Jeffrey Doyle, un panier d'osier débordant de fruits, de pain et de confiture. Il s'installe, s'extasie sur la décoration et fait goûter à tout le monde un lait fermenté acheté faute de lait de chèvre. Puis il remercie le groupe au nom de la prison, avant de le remercier en son nom propre : depuis qu'ils se connaissent, personne ne s'est moqué de lui ni n'a profité de sa gentillesse, et il essuie une larme en le disant.

Il leur apprend au passage qu'ils ont été tenus à l'écart d'une nouvelle importante. Le directeur Plutarch a été rappelé auprès du roi Théodorique 1er, qui l'a relevé de ses fonctions pour le nommer grand ambassadeur de la paix royale. Sa mission : faire le tour des fiefs et vérifier que les grands seigneurs restent loyaux. Un fief a déclenché cette tournée, celui de Bardache, dont des villageois s'enfuient vers les fiefs voisins en racontant qu'il s'y passe des choses étranges. Son seigneur, Ademar, a changé de politique, s'entoure mal et ne donne plus guère de nouvelles à la capitale. Comme le roi est jeune et ne connaît personne sur place, la direction de la prison ne sera pas nommée mais élue par ses responsables, dès que le pouvoir royal en donnera le feu vert. Jeffrey, dont la mission confiée au groupe s'est révélée bien plus importante qu'il ne le croyait, se sait en bonne position.

Il se lève alors pour chercher un paquet long qu'il avait posé contre le mur en entrant : une grande épée à deux mains, acier et poignée de cuir, dont le pommeau est un gros œuf d'or. L'épée de l'Œuf d'Or est l'emblème de sa famille, léguée par son père, mais elle est trop lourde pour un homme qui préfère la rapière et dort accrochée dans son bureau depuis des années. On la dit magique sans que personne chez les Doyle ait jamais percé son secret. Le groupe la laisse à Neptune, la meilleure en duel, qui la porte dans le dos. Chelinka, elle, obtient un entraînement amical avec Jeffrey au terrain d'armes dans l'après-midi. Avant de partir, Jeffrey transmet que Herevard veut les voir, et surtout Chelinka. Il précise aussi que des préfets n'ont pas besoin de l'aval des gardes pour agir, et qu'au pire il saura regarder ailleurs. Puis il fait la vaisselle.

Ce que Someul avoue de son passé

Une fois seuls, Neptune et Chelinka se tournent vers Someul, le plus discret des trois sur son passé. Il confirme que le seigneur Ademar est son seigneur, qu'il le sert depuis presque toujours et qu'il ignorait tout des troubles de sa contrée d'origine : quand il en est parti, les rapports avec la royauté étaient bons. Ademar l'avait chargé d'infiltrer une troupe de mercenaires qu'il soupçonnait de trahison envers l'État, soupçon vérifié puisque Someul a été arrêté avec eux. La plupart ont été exécutés, lui seulement emprisonné, et il suppose que son seigneur y est pour quelque chose. Plus d'un an sans nouvelles, faute d'un moyen de le contacter resté dans ses affaires confisquées. Maintenant qu'il les a récupérées, il enverra un corbeau.

Sur la malédiction, il n'a pas grand-chose à offrir : il ne savait pas que c'en était une, seulement qu'une partie de son passé lui manquait entièrement. Ce sont ces zones d'ombre qu'il doit élucider, et pour cela il ne pouvait pas rester en prison. Avant de sortir, chacun récupère son équipement, et l'un d'eux fouille sa chambre jusqu'à trouver un petit miroir ébréché coincé sous une latte de parquet.

Dans le bureau d'Herevard

Le bureau de Herevard, d'ordinaire impeccable, croule sous les parchemins et les grimoires ouverts. L'archimage attache des messages aux pattes de corbeaux et de chouettes qu'il lâche par la fenêtre, les traits tirés, de grands cernes sous les yeux. Il s'accorde une pause, fait bouillir de l'eau d'un geste et sert à chacun une infusion de plantes qu'il fait venir de l'Empire de la Lune, découverte pendant ses études.

Il reconstitue l'évasion de Callum. La garde chargée de l'escorter lors de ses sorties est morte écrasée dans l'explosion, ce qui laisse peu de témoins, mais le mage a manifestement gagné la confiance de ses gardiens sur des années, obtenu allègement après allègement, jusqu'à ce que les protocoles mis bout à bout ne tiennent plus. Herevard tient à ce que le groupe l'entende : le poulet a accéléré les choses, il ne les a pas causées. À partir du moment où Callum avait retrouvé ses pouvoirs sans que les mages s'aperçoivent du retour de la magie des esprits, il était déjà trop tard. L'oiseau géant était une création magique, et on nourrissait Callum de soupes et de légumes précisément pour le tenir loin de toute chair morte. Aucun autre prisonnier ne s'est échappé : l'explosion est restée localisée à sa cellule, et Eogan, plus loin, n'a pas été touché.

Le retour de la magie des esprits l'inquiète davantage que la fuite d'un homme. Personne ne sait d'où il vient, il peut perturber le tissu même de la réalité et redonner des forces aux créatures qui en sont issues, vampires compris. Le chapitre du Bureau Abscons délibère, et ses confrères ont tranché : Callum va se terrer, renouer avec les cultes et les cercles de mages restés cachés. Ils ont donc relancé la traque des magiciens d'autrefois, recruté de nouveaux disciples dans l'Ordre des Innocents et les ont envoyés fouiller les anciennes cachettes aux quatre coins du royaume. Herevard juge la manœuvre absurde, puisque Callum sait exactement où on le cherchera. Lui commencerait par Veloria : la capitale donne accès à tous les transports, à toutes les connaissances, à toutes les foules, et elle place le fuyard au plus près de ses ennemis. Un homme capable de modifier la réalité peut s'y cacher à la vue de tous sous un autre visage. Seul de son avis au chapitre, il n'a pas de voix au vote. Il explique aussi pourquoi il n'a rien tenté dans le tunnel : un duel de mages libère des forces incontrôlables, et dans un espace pareil, avec le groupe et Carissa Skyke autour, il ne pouvait affronter Callum sans blesser personne. Callum le savait, et les attendait. Depuis, les protocoles ont été renforcés et toutes les entrées d'égouts scellées. De Carissa Skyke, l'archimage dit ne pas apprécier la personne, mais reconnaît qu'elle fait très bien son travail et qu'on peut compter sur elle pour les décisions dures.

C'est Chelinka qu'il voulait voir en particulier. Il lui propose de lui enseigner sa magie et lui laisse le choix entre une connaissance approfondie du feu et le sortilège de la flamme blanche, qu'il a inventé et qu'il est seul à pouvoir transmettre. Il l'interroge d'abord sur sa formation : Chelinka n'a jamais mis les pieds dans une école, elle tient tout de sa propre dame de chambre, qui pratiquait la magie et la lui a apprise enfant, et elle a continué en sa mémoire. Une magie apprise ainsi, sans maître formé, dit assez son affinité. Elle choisit la flamme blanche : un feu auquel on impose ses conditions, comme le mur de flammes de l'entrée d'Agener qui ne brûle que celui qui le franchit dans le mauvais sens sans être gardien. On peut ainsi enflammer une pièce sans toucher un objet, ou n'atteindre qu'un ennemi au corps à corps. Après plusieurs essais dans le bureau, une petite flamme blanche naît dans sa paume et s'éteint dès qu'elle cesse de se concentrer. Il lui faudra la pratiquer longtemps pour la maîtriser vraiment. Herevard précise que trois autres sortilèges de flamme existent, noir, pourpre et bleu, chacun aux mains d'un archimage du feu.

Le groupe repart avec du travail. Pour trouver des praticiens d'autres magies, il faudra sortir du Collège, qui n'enseigne que la magie élémentaire : un temple de la magie du corps se dresse quelque part dans l'Empire de la Lune, et la magie des dieux relève des grands staretz, les représentants de chaque divinité, installés dans leurs lieux de culte. Quant aux élections, Herevard n'y prendra pas part : il est à Agener pour la sécurité de la prison et pour les étoiles, et n'a aucune envie de faire campagne.

Un enfant devant le baraquement des cuistanciers

Il n'est pas encore midi. Neptune veut aller trouver la guilde des Cuistanciers et le groupe monte une persiflate pour la nuit : endormir les moustachus avec une plante que Chelinka reste à trouver, leur raser à tous la moustache, épargner celle d'Andrea et lui laisser le rasoir dans la main.

En arrivant en haut du quartier, ils voient une scène qui leur coupe l'élan. Devant le baraquement des cuistanciers, un moustachu furieux tient un enfant par l'avant-bras et lui donne des coups de pied, en le traitant de petit saligot. Des craies sont éparpillées par terre, et sur le mur l'enfant a dessiné un monsieur à moustache et à très grosses fesses. Nos héros s'approchent et demandent ce qui se passe ici.

Facts

  • Le scénario de cette séance était intitulé, en majuscules énormes, « fin du scénario ».
  • Le lait fermenté est réellement goûté par la table pendant l'enregistrement. Verdict : du yaourt à boire sans sucre, meilleur au goût qu'à l'odeur.
  • La chouette qu'on caresse chez Herevard revient de Veloria et se repose avant de repartir. La table la baptise Teuse.
  • L'épée de l'Œuf d'Or donnera plus tard le verbe « œufer ».
  • L'enfant battu devant le baraquement est le personnage d'un auditeur, Osoprim, qui l'a décrit dans un avis laissé sur Apple Podcasts.
  • Selon Herevard, seuls les mages du Collège pratiquent encore la magie élémentaire : ceux qui pratiquaient les autres formes sont morts, mutilés ou disparus.

Références

https://open.spotify.com/episode/4ezCCjOFjXsA14ZgeF2sUd?si=f02132740c644977