S02E15 - La petite boutique d'objets magiques
L'épisode "La Petite Boutique d'Objets Magiques" est le 15e épisode de la saison 2 du Mythe de la Taverne Ainsi que le 40e épisode enregistré par le groupe.
Résumé
L'auberge du Corbeau Plaisantin est attaquée en pleine nuit par la Cour des Manteaux, puis par la guilde des Vide-Poches, toutes deux venues pour l'objet de Sarah Petrova. Chelinka lance pour la première fois le sortilège de la flamme blanche et fait sortir tout le monde du bâtiment.
Avant l'attaque, Abigail Brent se confie à Neptune : elle vient d'une famille de grands mages qui l'exhibait comme une réussite, elle déteste la magie qu'elle porte en elle, et elle compte rater son année pour qu'on la laisse tranquille. Pendant la bagarre, Timothy Charlton assomme deux hommes avec l'enseigne de fer de la taverne avant de prendre un coup de couteau à l'épaule, et Cody Berryman révèle qu'il sait soigner : sa mère est guérisseuse.
Le lendemain, le groupe accompagne Sarah chez Jonas, receleur d'une ruelle de contrebandiers de Véloria, qui expertise l'épée de l'œuf d'or et révèle son pouvoir.
Jonas achète l'objet deux cents écus et compte l'expédier le soir même par bateau vers l'Empire d'Ambrelin. Il vend au groupe une fiole de petits golems de foudre, tente de lui placer la baguette de duelliste d'Arthur Viféclair, et achète pour un écu ce qu'ils savent du chalet d'Ernest Bâtoncreux. Sarah finit de compter son argent et se retourne pour dire quelque chose qui les surprend tous : l'épisode se coupe là.
Description de l'épisode
Comment Neptune fit partir la plus mémorable conga-line de toute la capitale, comment Someul se battit AVEC des ennemis et comment Chelinka réussit à... OOOOOOH !!!!
Contenu de l'épisode
Le tour de garde de Neptune et Abigail
L'épisode commence par un retour en arrière, au moment où Neptune réveille Abigail pour prendre le deuxième tour de garde. Un orage s'est levé sur Véloria, la pluie bat les vitres, un feu brûle dans la cheminée, et les deux s'installent sur une table à l'écart des dormeurs.
Abigail parle du collège des mages comme d'un endroit qui porte ceux qui réussissent et oublie les autres, et se range avec Timothy et Fox du côté des mis à l'écart. Puis elle se confie. Elle descend d'une famille de grands mages et s'est toujours demandé si ses parents la voyaient comme leur enfant ou comme leur élève : il fallait travailler, se concentrer, faire mieux, et elle servait de démonstration dans chaque réunion de mages. Elle a fini par détester la magie parce qu'elle l'avait en elle, et parce que si elle avait été mauvaise, ses parents auraient peut-être lâché prise. Elle compte rater son année. Ce n'est pas la magie qu'elle déteste, précise-t-elle, mais les mages, qu'elle trouve jaloux et faux, et c'est pour cela qu'elle aime bien Timothy : il ne sait rien faire, il n'a aucun plan, mais il essaie pour lui-même.
Neptune lui répond de faire ce qui lui plaît plutôt que ce qu'on attend d'elle, et ment sur sa propre famille en disant s'en être éloignée par désaccord sur l'usage de la magie. Abigail n'a jamais quitté le fief du Jarrier avant le collège et aimerait voyager.
La porte grince. C'est Timothy, trempé et dégoulinant sur la terre battue, qui demande si personne n'a entendu de bruit. Personne n'a rien entendu. Il demande alors si quelqu'un peut le relayer dehors parce qu'il a froid, on lui répond de ne revenir qu'en cas de problème, et il ressort.
L'attaque du Corbeau Plaisantin
La porte se referme à peine qu'un bruit vient de l'intérieur. Cinq hommes en longs manteaux noirs remontés jusqu'au nez sont descendus de l'arbre de la taverne. Chacun tient une lame à la gorge d'un des dormeurs, Sarah Petrova comprise, réveillée sans ménagement. Ils réclament l'objet et commencent à fouiller les sacs.
Le groupe se concerte du regard et frappe en même temps, mais c'est Timothy qui décide de la scène. Il rentre, assomme d'un coup l'homme le plus proche de la porte avec l'enseigne de fer du Corbeau Plaisantin, puis un second, tremblant et blanc, et exige qu'on laisse partir ses amis et Lady Petrova. Un des manteaux vient lui ouvrir l'épaule d'un coup de couteau. Il reste debout, la main sur sa plaie.
Sarah se jette sur celui qui fouille ses affaires et le roue de coups. Chelinka fait sortir du sol des cages de terre qui bloquent les jambes de deux assaillants, le temps d'un tour. Neptune dégaine l'épée de l'œuf d'or dans le dos de celui que Sarah frappe, hésite à le tuer, et lui tranche les deux tendons d'Achille : il ne se relèvera plus.
Deux guildes et le guet
Someul s'approche des deux hommes pris dans la pierre pour leur cogner les têtes l'une contre l'autre quand la porte s'ouvre à la volée. Quatre personnes entrent, retirent leurs capuches et découvrent un côté du crâne rasé : la guilde des Vide-Poches. Leur meneur reconnaît des vermines de la Cour des Manteaux et rappelle à ses hommes que Fyrlinel paiera cher l'objet et la tête de la guilde rivale. La taverne devient un champ de bataille.
Someul attrape au passage un homme de la Cour des Manteaux par les chevilles, le tient droit comme une épée, tourne sur lui-même et couche tout un cercle de combattants avant de le lâcher dans les bouteilles du mur. Le tavernier passe la tête par l'escalier de ses appartements, voit la scène et disparaît.
Chelinka se fait faucher au tibia par un homme des Vide-Poches, tombe contre le bar, puis lui met le feu au buste. Elle appelle les persifleurs à la rescousse en criant par-dessus la bagarre, sans que personne ne réponde. Elle essaie ensuite de faire entrer la pluie par la fenêtre pour qu'Abigail gèle le sol : le sort ne produit qu'une flaque à l'entrée, sur laquelle elle glisse et prend un coup de garde.
Car le tavernier a appelé la garde. Quatre hommes du guet de Véloria entrent et tapent sur tout ce qui bouge, sans distinguer personne. Cody Berryman et Adeline Roberts débarquent au même moment et se jettent dans la mêlée. Neptune tire Sarah derrière l'arbre et les rend toutes les deux invisibles. Someul tente de sortir en force en emportant un prisonnier de chaque guilde pour les interroger plus tard, glisse sur la flaque de Chelinka, les perd tous les deux et se fait matraquer au sol.
La flamme blanche et la conga line
Il faut sortir. Chelinka pose sa première flamme blanche dans l'embrasure de la porte, en fixant la condition : le feu épargne uniquement ceux qui font partie de la file, Someul, Neptune, elle-même, Sarah, Abigail, Cody, Adeline et Timothy, plus le tavernier. Le sortilège prend pour la première fois depuis le début de la campagne, et une flamme blanche et fantomatique, qui ne semble émaner de rien, remplit la porte.
Le groupe se met en file, les mains sur les épaules du précédent, Neptune et Sarah invisibles en tête, et traverse la flamme en courant pendant que la Cour des Manteaux, les Vide-Poches et le guet continuent de se battre derrière eux.
La nuit au lavoir
Ils courent dans les ruelles jusqu'à être loin de l'auberge et s'abritent sous un porche. Timothy respire mal et se croit mourant. C'est Cody qui arrive le premier, sérieux pour une fois : il l'allonge, fait presser la plaie à Neptune, déchire un pan de sa robe de distingué et bande l'épaule en expliquant qu'aucune artère n'est touchée. Neptune lance ensuite sa guérison pour la première fois, en appelle au Chat Borgne, et Timothy retrouve des couleurs. Cody tient son savoir de sa mère guérisseuse, qu'il suivait sur le terrain pendant que son père, mage itinérant, courait les fiefs.
Il est trois ou quatre heures du matin, il pleut toujours, et rentrer au Cheval effronté risquerait d'y attirer les poursuivants. Ils remontent jusqu'au quartier des lavandières et passent la fin de la nuit sous un lavoir, pendant que la première pluie chaude de l'été tombe sur Véloria.
Au matin, ils renvoient Abigail, Adeline et Cody chez eux. Timothy refuse de partir : il a commencé la mission des Distingués du Destin, il la terminera. C'est là qu'il lâche, admiratif, que ce sortilège de feu était incroyable et qu'il ne l'avait jamais vu, et que Chelinka lui répond qu'elle non plus.
La boutique de Jonas
Sous une pluie fine et dans une ville peu animée, ils escortent Sarah vers son rendez-vous, en se répartissant autour d'elle plutôt qu'en groupe. Les rues se resserrent jusqu'à des ruelles si étroites qu'on n'y voit plus le ciel. Là, l'activité reprend : des gens parlent bas dans les encoignures, d'autres ouvrent un pan de manteau pour montrer de la contrebande, des bandes regardent passer les inconnus, une dague sortie à moitié, et des rats filent entre les pieds.
Derrière une lourde porte de fer surmontée de l'enseigne « Jonas receleur », la boutique est faite de grandes armoires de fer vitrées, fermées de chaînes et de rangées de serrures : armes sans doute magiques sur présentoirs, fioles de verre, écrits très anciens dans les mieux protégées, vaisselle de prix, argenterie, bijoux et instruments de musique dans les autres. Au centre, une cage robuste protège un comptoir. De chaque côté de la porte se tiennent deux hommes gigantesques, sans cou, le torse plus large que long, les mains de la taille d'une pastèque.
Jonas est un petit homme d'une cinquantaine d'années, au dos voûté et aux tempes grisonnantes, vêtu d'un costume bordeaux sombre, qui frotte ses mains fines et légèrement tremblantes en parlant et pèse ses mots. Il paie les deux cents écus promis en quatre bourses, laisse Sarah compter, et annonce qu'il ne gardera pas l'objet longtemps : un acheteur vient le chercher le soir même pour l'embarquer vers l'Empire d'Ambrelin.
Ce que Jonas vend et ce qu'il expertise
Jonas n'est pas mage, seulement amoureux de la magie, et dit voir défiler beaucoup de clients mages depuis que la crainte d'un retour des luttes de pouvoir les pousse à s'équiper. Il a longtemps possédé le manteau infini d'Ernest Bâtoncreux avant de le revendre, et rachète cher tout ce qui vient de lui. Le groupe lui explique le fonctionnement du chalet, sans réussir à le situer sur une carte, et il paie un écu pour le renseignement. Il a aussi tenu un temps la chevalière d'Alastair Greaves, que le capitaine des gardiens de l'art portait par-dessus ses gants, et qui n'était pas magique.
Il sort ensuite sa pièce maîtresse, la baguette de duelliste d'Arthur Viféclair, un bâton sculpté de la taille d'une dague : une fois par jour, elle lance trois projectiles de foudre capables de sonner un adversaire, ou fait jaillir de son extrémité une lame d'énergie. Il en demande quinze écus, ce que personne ne peut payer.
Contre cinq deniers l'expertise, il ausculte l'épée de l'œuf d'or au petit marteau et conclut qu'elle a une chance, à chaque coup porté, de transformer la personne touchée en œuf. L'œuf brisé rend la personne intacte. La brosse à cheveux de Chelinka, examinée avec le même sérieux, se révèle être une brosse. Le groupe lui revend deux lingots d'argent rapportés de la nuit des trésors, six deniers pièce.
Restent les fioles de golems, de la taille d'un verre, dans lesquelles s'agitent de petites figurines de terre : les briser rompt l'enchantement et libère la créature, qui obéit puis retombe en poussière. Jonas en a de chaque élément, et vend soit un gros golem, soit une portée de petits. Someul marchande de deux écus à un écu six deniers et repart avec une fiole de petits golems de foudre. Jonas explique au passage qu'un golem est l'œuvre d'un mage assez puissant, et que n'importe quel distingué maîtrisant bien un élément peut en fabriquer un : Chelinka en est capable.
Sarah finit de compter son argent, se retourne vers eux et dit quelque chose qui les surprend tous.
Mais la suite appartient au prochain épisode.
Facts
- L'intro révèle l'existence d'André le pigeon et de Neptune le chat, des animaux d'abonnés.
- Steve évoque la montée vers les 1000 abonnés.
- Ce jour-là, Zeloulou est tiré lors du « Jeudi PNJ », à la fin de l'épisode.
- La flamme blanche réussie fait monter la compétence de Chelinka de huit points, de vingt à vingt-huit.
- Les deux joueuses citent la conga line et la sortie de la citadelle comme les deux scènes qu'elles voudraient voir dessinées un jour.
Références
https://open.spotify.com/episode/7DjERBRjlUQT5wDFZ3imgp?si=D6rdrt1kQq6TIsoMLtYrMg