Le Cheval effronté
Petite auberge modeste de la cité de Véloria, dans une rue peu animée, doublée d’une grande écurie : l’établissement est d’abord spécialisé dans la garde des chevaux, et il est possible de dormir dans les écuries faute de moyens.
On y mange bien, saucissons, grosses saucisses et steaks grillés près de la cheminée, avec un net penchant pour les denrées à base de cheval. Géraldine tient l’auberge, Jean le palefrenier s’occupe des montures.
Les chambres sont à l’étage, petites et collées les unes aux autres, au point d’entendre la pièce voisine à travers la cloison. Elles donnent sur la cour et les écuries. Comptez six deniers la semaine pour trois personnes dans une chambre unique, plus un denier pour le fourrage et les repas des chevaux.
Une nuit, la bague de Neptune aspire depuis la fenêtre toute la crasse des écuries, qui n’ont jamais été aussi propres. Jean n’y comprend rien au matin. Nos héros s’attribuent le nettoyage par pure gratitude, et il leur offre les repas pour toute la durée de leur séjour.
L’auberge brûle une nuit, incendiée par un homme de la Cour des Manteaux en représailles de l’enquête sur l’entrepôt de soie. Nos héroïnes sortent de l’étage par un mur explosé et un toboggan de terre, arrachent Jean et les trois chevaux des écuries en feu, et le bâtiment s’effondre derrière eux. Géraldine survit et perd sa taverne.