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Nicholas de Bénévent

Description

Homme très droit, en habits d’une richesse peu commune, les mains croisées et le regard froid. Il se présente comme inquisiteur du fief de Galefretier, premier commissaire du royaume et grand accusateur royal au service du roi Théodorique Ier.

Histoire

Il attend nos héroïnes au Cheval effronté pour les accuser de complicité : Sarah Petrova, dame de compagnie au château, a volé à la couronne l’objet qu’elles l’ont aidée à revendre, ce qui vaut une exécution. Il leur laisse vingt-quatre heures pour rapporter l’objet ou la localisation de la voleuse, place l’auberge sous surveillance, et consent, sur leur insistance, à écrire et signer une promesse de leur laisser la vie sauve. Il sort en trébuchant sur une butte de terre que Chelinka fait surgir sous son pied.

Le général Beausoleil révèle ce qu’il cherche à étouffer. Ce mensonge finit par remonter au roi : nos héroïnes lui rapportent à la chasse royale que l’artefact a refait surface dans les rues de Véloria et qu’elles ont eu affaire à Bénévent pendant qu’il le cherchait. Le jour même, le roi lui retire l’ambassade au palatinat de Sabrenas pour la leur confier.

Il l’apprend sur le quai, au moment d’embarquer. Il supervise le chargement du galion, liste à la main, quand nos héroïnes arrivent en courant et lui mettent sous les yeux un ordre de mission scellé de la main du roi, mais il en sort un identique de sa poche et refuse de céder la place. Someul le saisit par le bras et le jette dans le port, et le navire lève l’ancre sans lui. À l’époque des événements tragiques, c’est Bénévent qui a conseillé au roi d’alors de faire attaquer le navire qui livrait l’objet demandé à la grande principauté de Makar, et de faire croire à Makar qu’il avait coulé avec sa cargaison. L’objet a été gardé et caché au palais royal. Si l’on apprend qu’il a refait surface, c’est la crise diplomatique et la rupture de l’alliance, et tout retombe sur lui.

Beausoleil le dit en mauvaise posture, occupé à couvrir ses arrières en effrayant des gens pour qu’ils travaillent à sa place. Fyrlinel le juge aussi incompétent que pédant.

Il tient une fois par mois une séance d’accusation publique sur la place du Tilleul. Officiellement un tribunal pour les affaires de nobles, adultères, marchandages, propriétés, et en pratique un rendez-vous mondain où la noblesse de Véloria vient savoir qui est en disgrâce. On y accuse publiquement, en donnant ses arguments, et c’est à lui de statuer.

La place est transformée pour l’occasion : des gradins de bois ornés de tapisseries, de coussins brodés et de rambardes ouvragées encerclent un espace vide, comme une arène. Au centre, devant le pilori des condamnés, une haute table de bois verni encadrée des étendards du royaume, derrière laquelle il siège en habits de fonction, flanqué de quatre nobles vieillissants. Sur les gradins, les riches familles se font éventer et servir des rafraîchissements.

Ses malles restent à bord du Cristal des Mers après sa chute dans le port, et nos héroïnes les fouillent : une fiole d’un liquide bleu où flottent des paillettes, une bourse de quatre cents deniers, un diamant de la taille d’une cerise, et une garde-robe de noble dans laquelle elles se rhabillent en corsaires, chapeau à plumes compris.

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Une de ces chemises se révèle un artefact : la chemise de satin bleu que Neptune enfile pour aller narguer ses hommes au port de Sabrenas. Lui-même passe la soirée à battre la ville avec Lelias Morton pour retrouver les ambassadeurs, et ne reparaît sur le quai que pour montrer des papiers aux gardes sabrins, réclamer sa chemise et se présenter comme grand accusateur royal, phrase qu’une vague de Chelinka lui coupe en pleine figure. En haut de l’escalier du palais palatin, Someul le saisit et le jette sur les gardes palatins venus arrêter le groupe.

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La fiole de liquide inconnu trouvée dans ses malles se révèle, analysée par une alchimiste d’Aubeclair, une potion d’éloquence (voir potions alchimiques).