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S03E17 - L'étrange cas d'Aliénor

L'épisode "L'étrange Cas d'Aliénor est le 17e épisode de la saison 3 du Mythe de la Taverne Ainsi que le 80e épisode enregistré par le groupe.

Résumé

Nos héros se réveillent au petit déjeuner du premier matin au Palatinat de Sabrenas, sept journées en arrière, avec tous leurs souvenirs. Ils rejouent la matinée en accéléré : le rapport part à Léomir, Isembart est affecté à la garde de Gauthier, et Chelinka rassemble les soldats véloriens pour leur interdire tout commentaire sur l'histoire sabrine. Le maître du jeu profite du passage pour rappeler que Léomir porte le titre de prince héritier : depuis que le roi a un fils, ce n'est plus lui qui hérite, et il vaut donc mieux qu'il ignore l'existence de Théobald.

Ils décident ensuite de mettre Tristram dans la confidence. Il ne les croit pas, mais accepte de les suivre, et le plan qui le tenait caché s'inverse : puisqu'on l'a accusé d'avoir tenté de tuer Irena, il lui faut désormais des témoins de ses journées.

À l'antichambre où repose Aliénor, ils arrivent avant tout le monde. Chelinka trouve une clé dans les poches du cadavre, puis lui ouvre les paupières pour montrer les orbites vides à Tristram. Celui-ci regarde le visage et demande de qui il s'agit : ce n'est pas Aliénor. Or Erwin a soutenu la connaître, et le royaume a reçu pendant des mois des lettres à son écriture et à son sceau.

La clé ouvre la chambre d'Aliénor, où ils trouvent des lettres d'amour signées Erwin et des invitations usées aux soirées de Thyvald, mais aucun des carnets qu'on leur a décrits. Sous le matelas, le sommier porte quatre panneaux gravés. Chelinka appuie sur le premier et reçoit une latte du baldaquin sur la tête, qui l'assomme. Someul appuie sur le deuxième, qui pivote et découvre un compartiment secret.

Description de l'épisode

Comment Someul roula un tapis, comment Chelinka voulu faire l'unboxing le plus ignoble au monde et comment Neptune joua aux devinettes avec Tristram

Contenu de l'épisode

Sept journées, trois questions

Nos héros sont assis à une table où l'on festoie, entourés de gens qui mangent des œufs de caille et du poisson. Ils étaient sur un bateau, emmenés par l'ordre des innocents, et les voilà au petit déjeuner d'une matinée ensoleillée, dans leur chambre du Palatinat de Sabrenas, sept journées plus tôt. Trois questions leur viennent : comment, qui, et pourquoi.

Personne d'autre ne semble se souvenir de rien. Isembart mange une tartine que Cera vient de lui préparer, Abigail est là, Percy a fait monter le petit déjeuner, et Tristram relit ses notes, bien vivant. Un matelot toque à la porte et tend à Chelinka une bourse de deux écus en remerciement du cidre, exactement comme la première fois. Peu après, Tristram heurte un pot de confiture qui bascule, que Chelinka rattrape au vol avant qu'il touche le sol. Interrogé sur une éventuelle lumière verte, il ne comprend pas la question.

Le groupe s'interroge sur qui, dans le château, partage leurs souvenirs. Ils n'ont pas déclenché ce retour en arrière, donc quelqu'un l'a fait pour eux, et ce quelqu'un leur voulait peut-être du bien. Leur soupçon va à Jaspe, qui savait toujours où ils se trouvaient et qui a fourni le collier mis en jeu aux festivités. Ils veulent ce collier, et ils veulent s'inscrire aux jeux tôt cette fois. Ils comptent aussi parler à Saoirse Keller sans détour, et retrouver les carnets d'Aliénor par sa servante Rosalie. Percy, questionné, rappelle qu'il ne travaille pas au palais : il est le fils d'un noble de Sabrenas et ne connaît aucune servante.

Une lettre au prince héritier

Un mois s'est écoulé depuis le départ de Véloria et une bonne semaine depuis leur arrivée : l'heure est au rapport. Reste à choisir le destinataire, le roi ou son frère Léomir, qui leur avait demandé de lui écrire à lui plutôt qu'à un roi qu'il juge mou. Ils tranchent pour Léomir, en édulcorant : la situation est tendue, le moindre écart coûterait leur vie et la paix entre les peuples, et toute tentative belligérante de sa part est à éviter. Le mot part par pigeon dressé pour rentrer au royaume.

Il n'est pas question de lui parler de Théobald. Le titre officiel de Léomir est prince héritier, ce qui veut dire qu'il devait monter sur le trône : depuis que le roi a un fils, ce n'est plus lui qui est en succession directe. Mieux vaut donc qu'il n'apprenne pas l'existence de l'enfant, quoi que le groupe pense par ailleurs de lui.

Isembart vient ensuite avec ses parchemins pour la répartition des soldats, et une mauvaise nouvelle : trois hommes ont disparu dans la nuit. Il met ça sur le compte de la boisson ou des mauvaises fréquentations et promet de les retrouver. Le groupe y voit plutôt une garde infiltrée, ce qui expliquerait comment Lélias et Bénévent ont su tant de choses sur eux. Ils changent une seule affectation par rapport à la première fois : Isembart lui-même veille sur Gauthier et Jazz, à la place d'un des écus, et Tristram ne les quitte plus.

Reste le sermon. Chelinka réunit tous les soldats dans le couloir, monte de quelques marches et leur interdit le moindre commentaire sur l'histoire sabrine, quoi qu'ils entendent : on n'est pas en terrain conquis. Elle appuie l'ordre d'une flamme dans la main, puis d'une plus grosse. Les soldats écarquillent les yeux et rejoignent leurs postes.

Tristram dans la boucle

Tristram vient les chercher pour l'enterrement d'Aliénor. Le groupe répond qu'il est allé voir le corps ce matin même, et Tristram fait remarquer qu'ils ne l'ont pas quitté et qu'ils ne savent même pas où la chambre mortuaire se trouve. Chelinka tente alors une flamme blanche qui brûlerait la main posée au-dessus si l'homme en face d'elle n'était pas Tristram. Le sortilège lui échappe : un brasier jaillit de sa paume et la brûle. Tristram recule jusqu'au mur et les regarde avec de grands yeux.

Neptune prend le relais par des questions dont seul le vrai Tristram connaît les réponses. Quel est le cadeau de Véloria au palatinat ? Le Cristal des Mers, et il le trouve d'ailleurs bizarre, mais il sert le trône avant tout. Verrait-il un problème à ce que Gauthier reste à Sabrenas après leur départ ? La question l'étonne surtout venant d'eux. Où se sont-ils rencontrés la première fois ? À la chasse royale, organisée pour le mariage de Léomir et de Pernille de Valgaert. Il passe le test.

Ils lui disent tout : une boucle temporelle, sept journées déjà vécues, et sa propre mort de la main de Lars pour les protéger. Tristram leur tend une fiole en demandant s'ils ont encore pris de la sole rêveuse. Il trouve tout cela extrêmement fantasque, mais les compte parmi les rares personnes en qui il peut avoir confiance dans ce palais, et préfère rester avec eux, ne serait-ce que pour leur sécurité.

Le plan s'inverse donc. Se cacher ne sert plus à rien : puisqu'on a prétendu l'avoir vu dans les quartiers d'Irena avec une lame, il lui faut au contraire être vu toute la journée, par le plus de témoins possible, sans nécessairement qu'on sache son nom.

Le corps qui n'est pas Aliénor

Ils gagnent l'antichambre bien plus tôt que la première fois. Le couloir où Saoirse Keller les avait pris de haut est vide, et la porte est verrouillée. Tristram regarde à droite, à gauche, sort quelque chose de son sac, et la porte s'ouvre.

Le corps repose sur son piédestal dans une pièce plus sombre que dans leur souvenir : les cierges et les candélabres ne sont pas encore allumés, et personne n'est assis nulle part. Quelqu'un viendra préparer la salle dans quelques minutes. Chelinka tâte les poches du cadavre et en sort une clé, trop grosse pour un coffre : celle d'une chambre. Puis elle soulève les paupières pour montrer à Tristram ce qu'il y a dessous, c'est-à-dire rien.

Tristram est bien plus surpris qu'il ne devrait l'être. Il regarde le visage et demande de qui il s'agit : ce n'est pas Aliénor. Or les tentures de la pièce portent son nom partout, et Erwin a soutenu avoir joué aux échecs avec elle et correspondu des années. Tristram confirme de son côté que le royaume a bien reçu des lettres à son écriture et scellées de sa bague, qui contenaient des choses qu'Aliénor seule pouvait savoir.

Les hypothèses fusent : Aliénor enlevée et remplacée par un cadavre, Aliénor démasquée dès son arrivée puis échangée, ou Aliénor devenue traîtresse et informant faux depuis le début. Le groupe se demande si l'enterrement n'était pas monté pour vérifier qu'ils s'intéressaient bien à elle, auquel cas Erwin joue contre eux et Lars sait, l'ayant croisé le matin même à la porte. Une clé tourne dans la serrure. Neptune les fait disparaître tous. Une personne entre, commence à déplacer des chaises, et ils sortent en la contournant.

La chambre d'Aliénor

Le couloir se remplit. Au fond, Thorpe arrive en discutant avec Saoirse Keller et va se poster là où ils l'avaient vue. Plus loin, ils croisent Lars le menton haut, la main sur son sabre. Chelinka, toujours invisible, lui tend le pied : il trébuche, se rattrape au mur et se retourne sur un rire sans corps.

La clé correspond à une porte de l'aile des habitations. Chelinka l'examine longuement, jusqu'à en lécher le bois, et en tire tout ce qu'il y a à en tirer. La porte n'est pas piégée. Elle a été forcée à un moment, puis quelqu'un l'a claquée derrière lui en partant précipitamment. Ensuite sont venues les allées et venues pour emporter le corps et remettre la chambre en ordre, et depuis, plus personne ne l'a touchée.

Derrière, une très belle chambre qui ressemble à la leur : un grand lit à baldaquin, une armoire et un miroir sur pied, une coiffeuse, un tapis rond qui couvre presque toute la pièce, une bibliothèque et deux fauteuils autour d'une table basse portant un jeu d'échecs, et un secrétaire avec plume, encrier et papier. Ils referment à clé derrière eux et redeviennent visibles.

Les tiroirs du secrétaire donnent des lettres d'amour signées Erwin, dont certaines franchement grivoises, et plusieurs invitations ouvragées aux soirées de Thyvald, cornées et manifestement beaucoup utilisées, identiques à celle qu'ils ont reçue. Someul et Tristram roulent le grand tapis, tapent du poing sur les lattes et cherchent un compartiment sous le plancher : rien. Chelinka fouille la coiffeuse, où il n'y a qu'un joli set en argent, un miroir à main, un peigne, une brosse, et du maquillage dans les tiroirs. Neptune examine l'échiquier, aux pièces d'ivoire et de métal sombre : il est usé, ce qui confirme les parties qu'Erwin décrivait, et rien de plus. Des carnets, aucune trace.

Quatre panneaux sous le matelas

Reste le lit. Chelinka soulève le matelas et découvre un sommier de bois plein, gravé de quatre panneaux en bas-relief : une fleur en haut à gauche, un soleil en haut à droite, une couronne en bas à gauche, deux épées croisées en bas à droite. Le soleil est le symbole de Véloria, la couronne parle d'elle-même, les épées disent la guerre, et la fleur ne dit rien à personne.

Chelinka appuie sur la fleur. Le panneau s'enfonce de quelques centimètres, un déclic se fait entendre, et un gros morceau du baldaquin se décroche du plafond du lit pour lui tomber sur la tête. Elle s'effondre, assommée. Tristram se précipite, lui prend le pouls et lui fait de l'air, en glissant qu'il allait justement conseiller de ne pas toucher aux panneaux. La planche est bien un morceau du lit, décrochée par un taquet de bois sorti sous la pression.

Someul s'écarte du lit et appuie sur le soleil. Le panneau s'enfonce de la même façon, mais au lieu de déclencher un piège il pivote sur lui-même et découvre un compartiment creusé dans le bois. Il y a quelque chose à l'intérieur, et c'est là que l'épisode s'arrête.

Facts

  • Le passage de niveau tombe au même moment que dans la première boucle. Le maître du jeu propose au groupe de modifier ses choix, personne ne change rien, et l'étape est sautée.
  • Le maître du jeu avait construit l'énigme du sommier en pariant que le groupe raisonnerait sur les symboles avant de toucher quoi que ce soit, et écarterait la couronne comme une fausse piste pour appuyer sur le soleil vélorien. Ils ont appuyé sur la fleur sans poser une seule question.
  • Le titre de prince héritier de Léomir avait été semé plusieurs fois, jusque dans l'arbre généalogique de la famille royale et dans les publications Instagram, sans que personne le relève.
  • Le maître du jeu ne savait pas du tout comment cet épisode se déroulerait et s'attendait à voir le groupe rejouer la journée à toute vitesse.

Références

https://open.spotify.com/episode/0j4CjeGqN2ACpjXgnliWlC?si=1BqlIdFPQCq-se-RrDW_oA