Thyvald
Description
Thyvald se présente comme le maître de cérémonie de la soirée des ambassadeurs et “prince des nuits de Sabrenas”
C’est un homme noir, arborant un immense sourire. Il est habillé de façon extrêmement ostentatoire : porte une cape qui semble faite en plumes. De grandes plumes remontent derrière sa tête, lui donnant l’air d’un paon.
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Histoire
Un des grands de Sabrenas : c’est lui qui organise les réceptions de la comtesse palatine, ce qui explique qu’Irena von Kamerling en donne rarement elle-même, et surtout les plus grandes fêtes du palatinat, où l’on n’entre que sur invitation. Une partie de la noblesse l’admire et lui fait de grands signes depuis la foule, l’autre détourne les yeux et lui reproche son extravagance et ce qu’il fait de son argent.
À la réception donnée en l’honneur des ambassadeurs de Véloria, il se précipite sur eux, s’extasie sur les muscles de Someul et la chevelure de Neptune, et réclame qu’on lui raconte une fête. Le récit du mariage du prince Léomir, dont il se fait souffler le nom à l’oreille sans cesser de sourire, le convainc : il tire de sa manche une invitation sur papier d’or pour sa prochaine fête, la tend à Chelinka et lui plante une plume de paon dans les cheveux. Il écarte au passage un noble venu lui parler d’une chose incroyable, faute de temps.
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En fouillant la chambre d’Aliénor, le groupe trouve dans son secrétaire plusieurs invitations à ses fêtes, sur le même papier ouvragé que la leur, cornées et manifestement très utilisées. La vieille dame discrète que personne à la cour ne connaissait était donc de ses habituées.
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Le journal d'Aliénor le place à part : au château, elle ne faisait confiance à personne, sinon à sa servante et à lui.
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Sa fête écrase tout ce que le groupe a vu, le mariage du prince Léomir compris, et il n'y paraît pas : il se tient dans une aile fermée au public, dans un salon cosy, vêtu d'un costume dont ce qui lui tient derrière la tête ressemble à un oreiller et qu'une énorme couette rouge enveloppe, porté avec une distinction confondante. Il regarde à l'écart et se dit lassé de ses propres soirées.
Ses invités de marque ne sont pas des nobles mais leurs dames de compagnie, leurs pages et leurs serviteurs, qui disparaissent de la fête dès l'entrée. Il a été page lui-même et en a tiré la leçon : on ne fait pas attention aux serviteurs, on ne retient pas leur visage, on oublie qu'ils sont là, et on dit devant eux ce qu'on ne dirait pas autrement. Il leur offre donc un endroit pour se vider la tête de ces secrets et lui en glisser quelques-uns, qu'il garde dans sa manche pour le jour où il aura un accord à passer. C'est ainsi qu'il sait tout de la cour du palatinat.
Il nie d'abord connaître Rosalie, s'offusque qu'on le trouve mauvais menteur, puis concède savoir qu'elle détient des informations et que des gens la cherchent pour de mauvaises raisons. Contre le journal d'Aliénor et l'aveu qu'un chevalier du roi accompagne l'ambassade, il indique qu'elle cherche à quitter le palatinat par tous les moyens, qu'il lui a présenté un navigateur, et qu'elle négocie avec lui dans une pièce de son propre manoir.