Le Cèdre paisible
Taverne de la cité de Véloria, installée au 4 rue des Cèdres, dans un quartier résidentiel à quelques rues en contrebas de la place du Tilleul et non loin de l’Alconquin. Elle occupe le rez-de-chaussée d’une demeure de trois niveaux au style vélorien ancien, briques ocres assombries par la crasse et colonnettes plus claires, une entrée sous perron, une tour sur la gauche et une grande cour à l’arrière où pousse un vieux cèdre aux branches tombantes.
La bâtisse appartenait au baron Barnett, qui l’avait héritée d’un lointain cousin sans jamais la visiter, et revient à nos héroïnes lorsque Arabella Firkins hérite de ses biens. Ils la remettent à Géraldine après l’incendie du Cheval effronté, en gardant le titre de propriété : elle exploite tout le rez-de-chaussée, la cloison du salon abattue pour agrandir la grande salle, la petite bibliothèque conservée comme salon privé pour les rendez-vous d’affaires du quartier, la cuisine des domestiques, et les chambres de l’étage à l’exception de deux, dont celle qui donne sur la tour. La cour lui sert d’écuries, accessibles par la ruelle latérale.
Le changement de quartier change la clientèle : on est chez les nobles, et il faut embaucher des cuisiniers là où Géraldine et Jean faisaient tout à deux.
S03E27
La taverne sert de refuge à l'esprit de Someul quand une force maléfique l'y enferme. Il l'y retrouve remise à neuf, un feu dans l'âtre, la neige tombant sans bruit derrière les fenêtres, toutes les tables occupées de clients tranquilles, Géraldine contente derrière son comptoir et des golems serveurs qui portent les verres. Lui-même y tient une part du commerce, apaisé, rajeuni, la barbe coiffée et les bras sans blessures, entouré d'amis à sa table.
C'est un lieu où l'on n'a plus envie de sortir, et une masse sombre étalée sur tout le plafond observe les clients sans que personne s'en aperçoive. Someul finit par y renoncer, en promettant d'y revenir un jour pour de vrai.