Assaf
Description
Homme à la peau bronzée, longs cheveux noirs bouclés et yeux vert clair, la barbe épaisse cerclée de petits anneaux qui tintent. Il est démonstratif au point d’accueillir des inconnus par une accolade, tient son équipage d’une main de fer héritée de la piraterie, et menace de faire fouetter deux matelots surpris à essayer les chemises d’un passager.
Histoire
Il commande le Cristal des Mers, la frégate qui conduit nos héroïnes au palatinat de Sabrenas, et les accueille comme des amis du roi : son équipage est à leur service et il les invite à dîner dans sa cabine dès le premier soir.
Il raconte de lui-même avoir passé des années à faire de la contrebande au califat de Sapajou, à convoyer des denrées interdites, des objets volés et des bandits, et à incendier des cargaisons. Beaucoup d’argent, trop de risques, et la crainte permanente qu’un associé le trahisse pour une meilleure part. Quand Théodorique Ier a cherché des marins pour reconstituer la flotte royale, il a embarqué pour un dernier voyage jusqu’à Véloria et a gravi les échelons vite. Il dit ne retourner à son ancienne vie pour rien au monde, et revient souvent sur la tranquillité qu’il a gagnée.
Tristram complète le portrait : Assaf a omis d’avoir été pirate, ce que la dague du roi a vérifié de son côté. Il fait très bien son travail et porte au roi un amour sincère, au point que Tristram dit avoir en lui une confiance totale.
Le soir du dîner, il fait servir une sole pêchée le matin, à la chair légèrement bleue et scintillante. Nos héroïnes se retrouvent aussitôt seules chacune dans une cabine devenue serpents, lave ou jungle, et le capitaine a disparu de la pièce.
Il a mangé du même poisson que son équipage. Nos héroïnes le retrouvent en train de se balancer d’un cordage à l’autre, coiffé du chapeau à plumes de Someul, criant au calife qu’il n’aura pas son or et qu’il possédera plus de chapeaux que quiconque. Neptune l’attire au sol en lui montrant un sac posé sur sa tête, le fait trébucher, et Chelinka lui administre l’antidote. Il se réveille assez lucide pour aller vomir par-dessus bord, et reste hors d’état d’assurer ses fonctions toute la journée suivante.
Le contrôle de la douane royale au détroit du Fer de Lance manque de mal tourner pour lui : dix tonneaux de cidre de Véloria dorment dans la cale, son argent de poche, dont son second finit par avouer l’existence à nos héroïnes. Encore sous l’effet de la sole rêveuse, il sort de sa cabine en titubant pour se confesser aux douaniers et laisser tout cela derrière lui, mais Someul le repousse dans ses quartiers et referme les portes. Il est remis le lendemain matin et tient la barre à l’arrivée en vue de Sabrenas.
S03E16
Il finit par avouer ce que le roi lui avait confié pour la comtesse : le présent destiné à sceller la paix est le Cristal des Mers lui-même, le palatinat étant censé prêter un navire pour le retour. Il s’y était opposé, Théodorique Ier n’en a pas démordu, et c’est lui qui a demandé à faire partie de l’expédition pour accomplir le dernier voyage à son bord. Il reconnaît avoir prévu de s’enfuir avec plutôt que de le livrer : un capitaine sombre avec son navire, et il considère qu’il sombrera le jour où celui-ci passera à l’ennemi. Le cidre de contrebande, lui, a été vendu jusqu’au dernier tonnelet.
S03E28
Il prend en charge l'exfiltration. Sur la seule question de savoir s'il s'agit de la guerre, il s'engage personnellement à faire sortir du palatinat et à ramener sains et saufs à Véloria tous ceux qu'on lui confiera, en meilleur contrebandier du khalifat de Sapajou qu'il est, et sans passer par le port principal. Ses ordres partent en quelques secondes et rassemblent tous les soldats de l'ambassade.