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Hors-séries

Hors-série Royal #01 - La famille Cherrington

L'épisode "La Famille Cherrington" est un épisode Hors-Série du Mythe de la Taverne. Ainsi que le 61e épisode enregistré par le groupe.

Résumé

Le mariage du prince Léomir réunit au jardin de cristal tous les jeunes nobles fortunés du royaume, et les trois tantes de la famille Cherrington y voient l'occasion de marier leur nièce. Elina, dix-neuf ans, orpheline et dernière héritière de la fortune familiale, entre au bal escortée de quatre chaperons : son cousin éloigné Edgar, l'arrière-petite-nièce par alliance Céleste, et les dames de compagnie Bégonia et Elizabeth. Ils doivent rapporter aux tantes la liste des meilleurs partis.

Le premier noble abordé est Alberius, veuf ventripotent propriétaire de mines d'or, que son briquet d'orfèvrerie rend repérable de loin. Céleste lui vend un commerce de briquets de collection et signe le contrat. Elina, jugée trop chétive, ne lui accorde qu'une danse en lui écrasant les pieds. Autour de ce briquet, les deux dames de compagnie découvrent qu'elles travaillent l'une contre l'autre : Bégonia doit glisser aux nobles les invitations de sa maîtresse à ses parties fines, Elizabeth doit protéger la réputation de la famille. La lettre déposée dans la poche d'Alberius en ressort et finit brûlée.

Le deuxième prétendant, Ildace, surprend Edgar la main sur l'argenterie et se présente comme un noble aux manières impeccables. Il obtient une danse avec Elina, lui épingle une fleur blanche, et laisse Edgar sans poches. Céleste traverse la piste pour le confondre devant tout le bal et récupérer le briquet, mais il s'éclipse entre les danseurs.

Reste Gontran, le célibataire en vue de la saison, qu'une dizaine de prétendantes assiègent au bord de la piste. Les chaperons entreprennent d'éclaircir les rangs : Edgar échange les boucles d'oreilles en émeraude de l'une contre des fausses, Elizabeth subtilise le carnet de bal de la dernière de la file en lui inventant un meilleur parti, un cavalier de province qu'elle envoie guetter au balcon un livre à la main. Le carnet passe au bras d'Elina. La valse s'achève, Gontran quitte la piste, et l'épisode s'arrête au moment où il se dirige vers le groupe.

Description de l'épisode

Comment Bégonia lut un livre sur un briquet, comment Elizabeth envoya une jeune fille avoir l'air mystérieuse sur un balcon, comment Céleste inventa la scanette de bal et comment Edgar tenta de caser sa cousine

Episode en compagnie d'Agnès et Charlotte de 4ème de Couv', le podcast où on papote lecture !

Contenu de l'épisode

Les consignes des trois tantes

Dans les grandes maisons du royaume de Véloria, une héritière qui ne se marie pas ruine sa lignée : la fortune part au premier cousin venu. Quand Elina, orpheline de ses deux parents et dernière héritière des Cherrington, atteint l'âge de se marier, ses trois tantes épluchent les arbres généalogiques du royaume à la recherche d'un célibataire fortuné ou d'un veuf éploré. Le mariage du prince Léomir leur épargne la peine : tous les bons partis du royaume s'y trouveront réunis. L'invitation met des semaines à venir, et la maison entière la guette, jusqu'aux pigeons de la volière qui se font traiter d'inutiles.

Les tantes ne comptent pas seulement sur les cinquante robes qu'elles ont fait faire et défaire dans les malles. Elles disposent aussi de quatre débiteurs de la famille, chargés de chaperonner leur nièce : Edgar, un cousin éloigné, Céleste, arrière-petite-nièce par alliance, et les dames de compagnie Bégonia et Elizabeth. Leur mission est de repérer les nobles intéressants, de les présenter à Elina, et de veiller à ce qu'elle ne soit vue qu'avec des gens de réputation impeccable. À la sortie du mariage, les tantes veulent une liste.

Les dernières directives tombent à l'entrée du jardin de cristal, entre deux coups d'éventail. Deux noms circulent. Gontran est le célibataire en vue de la saison, et il faudrait au moins qu'Elina danse avec lui pour qu'on la voie convoitée. Ambrose, le poète dont tout le monde parle, est célibataire lui aussi mais si susceptible qu'il faut absolument faire croire qu'on a lu ses œuvres. Puis l'aînée des tantes attrape le bras d'un jeune noble qui passe et s'en va se mêler à la vie mondaine, laissant le groupe seul avec la jeune fille.

Interrogée, Elina répond qu'elle veut faire plaisir à ses tantes, et que le parti idéal sera celui qui la comprend, si possible beau et de son âge. Elle rougit et glisse un nom : Camélien Jordanin, rencontré aux dîners qui ont précédé le mariage, un jeune homme très gentil et très proche du roi, qu'il côtoie plusieurs fois par jour au palais.

Le briquet d'Alberius

Cherchant qui est le plus richement habillé de la salle, Céleste remarque un homme seul, ventripotent et dégarni, à la grosse moustache, en train d'allumer un cigare avec un briquet en or qui brille beaucoup. Il s'appelle Alberius, il est veuf, propriétaire de mines d'or, connu de la famille royale, et le briquet a été façonné par les meilleurs bijoutiers avec l'or de sa famille.

Céleste rentre d'un voyage sur le continent, où elle a constaté que les objets de collection en matériaux nobles se vendaient dans toutes les grandes villes. Elle lui propose de s'associer à un bijoutier pour une gamme de briquets personnalisés de grande valeur. Sa véritable occupation est de placer chez les nobles un maximum d'investissements dans des commerces plus ou moins bancals.

Reste la question du mariage. Alberius cherche à procréer, mais juge Elina trop jeune et trop chétive pour porter ses fils, ce qu'il dit devant elle. Il consent tout de même à une valse. Elina refuse tout net avant qu'on lui souffle la parade : danser, mais écraser les pieds de son cavalier. Il la ramène à la fin du morceau, peu satisfait, et le contrat se signe dans la foulée.

Pendant les présentations, Edgar glisse la main dans la poche du noble pour lui prendre son briquet. Fauché et poursuivi par ses dettes de jeu, il complète ses fins de mois en emportant ce qui traîne. La main se fait attraper, et il s'en sort en jurant qu'il voulait seulement admirer l'objet de plus près.

Une lettre dans la poche

C'est le moment où les deux dames de compagnie découvrent qu'elles se font face. Bégonia sert la plus corpulente des trois tantes, et sa charge secrète est de distribuer discrètement aux nobles de la capitale les invitations de sa maîtresse à ses parties fines. Grande lectrice, elle demande à voir le briquet et raconte à Alberius un livre sur un briquet à pattes qui parcourt le royaume en quête de cigarettes à allumer. Le noble ne sent rien passer dans sa poche.

Elizabeth, dame de compagnie de l'aînée des tantes et fidèle à la maison depuis longtemps, a reçu la mission exactement inverse : la réputation des Cherrington ne survivrait pas à ces lettres. Elle réclame le briquet à son tour, se lance dans une tirade sur les années où elle fumait et les dangers du tabac, plonge la main dans la poche jusqu'au fond et récupère l'enveloppe. Puis elle allume le briquet et brûle la lettre, sous prétexte d'éprouver le produit devant son propriétaire.

Un peu plus loin, des nobles s'amusent à tirer deux mots dans des bocaux et à les faire rimer. Les deux dames de compagnie s'y essaient et sont applaudies pour deux rimes : la noblesse a souvent une apostrophe, mais cela n'évite pas les catastrophes, et celui qui lance un juron n'est qu'un petit polisson. Alberius, lui, finit par confier son briquet à Edgar, à charge pour lui de le rapporter.

Ildace, le voleur volé

Edgar s'éloigne vers les tables et pose la main sur l'argenterie. Une autre main se pose sur la sienne. C'est le jeune homme au visage fin et au nez pointu qu'on avait vu faire la cour à une demoiselle sur un banc, souriant, protocolaire, au fait des manières de la cour. Il prétend l'avoir confondu avec un ami, s'excuse longuement, se présente : Ildace.

Edgar, qu'un Cherrington ne laisse jamais mentir, se contente de lui vanter l'importance de sa famille et lui offre une place au carnet de bal de sa cousine. Ildace, qui n'a jamais entendu parler des Cherrington, juge la famille charmante à l'image de son cousin. Avant d'emmener Elina danser, il passe la main derrière la tête de la jeune fille et en ressort une fleur blanche qu'elle aurait fait tomber, puis l'épingle à sa robe. Elina rougit. Quand il s'éloigne, Edgar vérifie ses poches : il n'en a plus.

Céleste traverse la piste de danse au milieu des valseurs, rejoint le couple et réclame le briquet suffisamment fort pour que la musique s'arrête et que la salle entière se retourne. Ildace ne se souvient pas d'avoir ramassé quoi que ce soit. Il se baisse, ramasse la fleur blanche qu'Elina vient encore de perdre, puis désigne le briquet par terre à ses pieds : l'objet est simplement tombé. Céleste l'emmène plus loin et lui explique qu'un voleur n'est pas un parti. Elina baisse alors les yeux sur son poignet : son bracelet de perles n'y est plus. La musique reprend, des danseurs passent, et Ildace a disparu.

Deux prétendants abordés, deux prétendants écartés. Elina propose de revenir à Gontran.

Éclaircir les rangs de Gontran

Gontran danse, et une dizaine de jeunes filles patientent au bord de la piste en se marchant sur les pieds. Chacune porte au poignet un carnet de bal, le petit cahier où l'on inscrit le nom des cavaliers auxquels on a promis une danse, et qu'il faut ensuite honorer dans l'ordre. Sans le nom de Gontran dans un carnet, la danse n'a rien d'officiel. Les chaperons décident donc d'éclaircir la file et d'en prendre un tout fait.

Bégonia bouscule une prétendante, qui tombe dans les bras d'Edgar. Il la relève, s'excuse, lui remet quelques mèches derrière l'oreille, et lui échange ses boucles d'oreilles en émeraude contre une paire de fausses achetées à Jonas. Elina le regarde faire d'un air suspicieux.

Elizabeth s'occupe de la dernière de la file, celle qui a le moins de chances de danser. Elle lui présente Edmond de Saint-Pernus, deuxième meilleur parti du royaume après Gontran, riche, de très bonne famille, cavalier émérite attaché à son cheval Carotte, et venu d'un royaume lointain où une épouse aurait beaucoup d'influence. Le carnet change de main pendant la tirade. Comme la jeune fille demande à être présentée sur-le-champ, Elizabeth invente un intermédiaire, Adhemar de Mareva, dont le carrosse a perdu une roue et qui reviendra dépenaillé. Comme elle réclame encore, Elizabeth change de tactique et fait mine de renoncer à lui vendre un si bon parti. La jeune fille supplie qu'on continue. On lui explique alors qu'Edmond est un grand romantique, qu'il rêve d'aborder une inconnue accoudée à un balcon, contemplant l'étendue du royaume. Elle part prendre un air mystérieux et mélancolique près du balcon, avec un livre, pour bien montrer que le bal ne l'intéresse pas.

Elina se retrouve avec un carnet à chaque bras, celui de la prétendante et le sien, à utiliser selon ce qui arrange.

Gontran se dirige vers eux

La valse se termine. Gontran lâche la main de sa cavalière après une révérence, et les prétendantes se massent autour de lui pour réclamer la suivante. Il est grand, large d'épaules, la mâchoire carrée, les yeux bleus, les cheveux bruns tirés en arrière, et il n'a pas assez de pieds pour contenter tout le monde. Il se dirige vers le groupe. L'épisode s'arrête là.

Facts

  • Le hors-série se joue en deux parties, et se déroule pendant le mariage du prince Léomir, au jardin de cristal où la campagne principale a déjà emmené nos héroïnes.
  • La table accueille deux invitées, Agnès et Charlotte du podcast 4ème de Couv', qui jouent Bégonia et Elizabeth. Charlotte a composé pour l'occasion une reprise du générique à la harpe celtique.
  • Les personnages habituels restent au vestiaire : les deux joueuses de la table tiennent Céleste et Edgar, et le maître du jeu confond une fois Céleste avec Neptune.
  • L'épisode tourne sur des règles allégées, écrites pour lui : quatre caractéristiques seulement, charisme, intelligence, talent et duel, un jet à battre annoncé par le maître du jeu, et une réussite critique quand le total tombe pile dessus.
  • Chaque personnage dispose en plus d'une capacité qui donne un bonus au jet quand la joueuse la met en scène. Bégonia se souvient d'un livre en rapport avec la situation, Edgar révèle qu'il avait justement l'objet qu'il fallait sur lui, Elizabeth connaît un noble qui ferait exactement l'affaire.
  • Chaque noble du bal porte sur lui un objet à voler. Le maître du jeu n'avait pas prévu que le briquet d'Alberius occuperait la moitié de l'épisode, ni que les quatre personnages se le disputeraient.
  • Les fausses boucles d'oreilles en émeraude viennent de la boutique de Jonas le receleur, clin d'œil de la table à la campagne principale.
  • Le bracelet de perles d'Elina disparaît en même temps que le briquet. Le maître du jeu le confirme au récapitulatif du second épisode, où personne ne va le réclamer.
  • Le maître du jeu n'a donné de nom de famille à presque aucun de ses nobles, ce qui complique le travail des chaperons quand il s'agit de vérifier une lignée.

Références

https://open.spotify.com/episode/0gGPQeq5eDmDCrQOu2TT1d?si=m0PuP4J3R1u9A5PSHJeL_Q