Aller au contenu principal

Céliane

Description

Vieille dame de la cour, mieux habillée que ses dames de compagnie, qui la suivent en riant de ses saillies. Elle s’ennuie ferme au milieu d’elles et le fait savoir. Elle tient droit sur un cheval et paraît étonnamment solide pour son âge.

Histoire

Veuve d’Enguerrand V le Valeureux, à qui elle a donné Théodorique Ier et le prince Léomir. Elle n’était pas de la lignée royale : elle est entrée dans la famille par ce mariage, et elle est la sœur du père du seigneur Murano. Cette parenté place les Murano dans l’ordre de succession, et fait leur fierté, même si l’usage veut qu’une famille se dissocie de la couronne dès que l’un des siens y entre.

Elle met nos héroïnes à l’épreuve au mariage du prince Léomir, sans qu’ils sachent alors qui elle est. D’abord en leur reprochant devant la table royale de n’avoir pas présenté leurs vœux à la cour, puis en leur demandant s’ils ont, comme elle enfant, trouvé des bagues d’or dans le sable des plages de Véloria : dire non les ferait passer pour des sots, dire oui pour des prétentieux. Ils s’en sortent en répondant que leur joaillier préfère la nacre et les perles.

À la chasse royale, elle reconnaît Neptune et la salue comme la joaillière de Véloria, venue confectionner un collier de perles après une promenade sur la plage. Puis elle réclame son étalon. Son fils lui répond que la chasse est une affaire d’hommes, de mort et de sang, et qu’une femme n’y a pas sa place. Elle rétorque qu’ayant survécu à deux accouchements elle survivra à deux cerfs égratignés et à une biche qui saigne, qu’elle n’a jamais manqué une chasse royale et ne manquera pas celle donnée en l’honneur du mariage de son fils, et sûrement pas pour rester à rôtir avec quatre dindes. Elle prend la tête d’un des trois groupes de chasse, escortée de dix hommes que Duncan lui impose sur ordre du roi.

Pendant la chasse, elle cuisine Someul sans ménagement : ce qu’il vient chercher, la mission dont il prétend ignorer le contenu, le fief de Bardache dont il est le seul représentant, le mage Lambert dont elle ne se souvient pas qu’il ait eu un fils. Puis elle dit ce qu’elle pense de ses fils. Théodorique est trop mou, incapable de décider, il laisse les situations s’envenimer jusqu’à s’y trouver coincé, et Léomir est trop impulsif et trop sûr de lui. Elle les aime tous les deux et n’aurait mis aucun des deux à la tête du royaume. Elle se dit là pour conseiller et pour faire la jonction entre les deux, et raconte avoir empêché son fils de conclure une alliance avec une île de cent habitants dont l’émissaire lui inspirait confiance.

Elle donne au passage l’état de la succession : le roi est marié mais sans descendance, il a désigné publiquement Léomir pour héritier il y a des années, et le trône reviendra ensuite au fils de Léomir.