Vaisseau noir
Grand cargo dont les parois sont couvertes d'un alliage de métal noir, d'une technologie que ni Asphodèle ni Daffodil n'ont jamais vue. Le monolithe noir y transporte les quatre héros au moment où la Fédération encercle le vaisseau de Daffodil au-dessus de Phénos, en annonçant le « transfert de l'équipage ».
Son énergie ne passe pas par l'électricité. Une antichambre et ses sas mènent au cockpit, prévu pour un équipage de quatre, dont le pare-brise donne sur un espace entièrement noir. Les écrans de son système de guidage ressemblent au monolithe. À l'arrière du cockpit, trois capsules de cryogénisation se dressent contre le mur : deux sont ouvertes, la troisième, couverte de givre, retient un robot humanoïde de métal noir et lisse, un peu plus grand qu'un homme.
Dans la salle des cellules d'énergie, chaque compartiment porte un pictogramme : oxygène, moteur, carte, rond, vagues, thermomètre, flocon, combinaison spatiale, petit robot, blaster, volant, bottes, capsule, ordinateur et navette. Une cellule, une grosse pile de verre où pétillent des particules bleues, y alimente une fonction du vaisseau : la cellule des bottes tient la gravité, celle de l'ordinateur la lumière, celle du moteur le fait avancer au risque de surchauffer.
À l'arrivée des héros, l'alimentation est coupée et l'air manque dans la salle des cellules. Trois cadavres desséchés depuis très longtemps gisent à bord, dans des combinaisons d'un modèle inconnu. Le premier tient un blaster d'un modèle inconnu, le deuxième, affalé sur un poste de pilotage, porte un badge au nom d'Adler, une blessure de blaster à la poitrine et un autre blaster, et le troisième serre deux cellules d'énergie contre lui.