Quartier des Mécaniciens
L’officine de L’union mécanique - Récits de voyages et tribulations par le mage Phénélon Franpèlerin
“Au cours de mes voyages, j’ai eu l’immense privilège d’observer de mes yeux le Palatinat de Sabrenas, nation secrète, s’il en est, où les mages de Véloria ne sont pas facilement admis.
S’il est de notoriété publique que Sabrenas a développé, au prix de décennies de recherches, une magie alternative que l’on nomme technologie, rares sont ceux qui ont pu être témoin de cette prouesse.
Au Palatinat, les mages de la technologie sont répartis en plusieurs catégories. On trouve tout d’abord les concepteurs, qui imaginent les objets magiques, puis les mécaniciens, les artisans qui les confectionnent.
Mais pour faire le lien entre ces deux instances, le Palatinat a jugé bon de créer une véritable administration, chargée de réguler le commerce et les échanges de technologies: l’Officine de l’Union Mécanique.
Il est ainsi impossible de passer commande pour la confection d’un objet sans passer par l’Officine. Là bas, des employés nommés tuyères se chargent de transmettre les commandes des concepteurs jusqu’aux mécaniciens et de négocier les prix, les temps de confection ainsi que les matériaux utilisés.
Ce nom étrange leur vient du mode de communication utilisé dans l’Officine: de longs tuyaux en cuivre parcourant l’entièreté du quartier des mécaniciens et servant à envoyer les commandes jusqu’aux nombreux ateliers.
L’Officine est dirigée par le Précurseur (une sorte d’archimage local) qui use de son autorité pour maintenir l’ordre et la discipline et s’assurer que les commandes sont livrées en temps et en heure.
L’Officine n’est pas qu’un centre administratif: le bâtiment sert également de grande bibliothèque où sont entreposés les archives des commandes, contenant plus de 50 ans de parchemins et de documents précieux.”
Post instagram du 19 juin 2024
S03E24
Le quartier se tient un peu à l'écart du reste de la ville, plein d'ateliers en activité. Le sol y est percé de grosses grilles de fonte d'où montent des panaches de vapeur, des lueurs rougeoyantes, une odeur de métal fondu et des coups de marteau : le travail continue sous les pieds. Partout sur les murs, montant, descendant, touchant parfois le sol et courant parfois haut sur les façades, les tuyaux de cuivre forment un réseau qui part dans toutes les directions.
Ils se rejoignent tous au centre d'une étoile, dans un grand bâtiment de pierre dont la façade porte en grand le nom de l'officine de l'union mécanique. Autour de la grande porte se presse une foule qui ne ressemble en rien aux artisans du quartier : des gens richement habillés, parchemins et plans dans les mains.